alpiazur : alpinisme dans les Alpes d'Azur                  

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Février 2001:

traversée du Mercantour en skis  (de Castérino à Saint Etienne de Tinée)

 

La tête de Jean Jérôme , scintillante, émerge de la poudreuse et s'ébroue.

Quelle "boite"! fixations en position montée, propulsé par son sac de vingt kilos, il s'est fait piéger par une zone de neige molle et il est passé par l'avant.

Il s'ébroue, mais ne se relève pas, et sa grimace ne laisse rien présager de bon… Je le rejoins, anxieux:

- aide moi, fait il.  Luxation de l'épaule.

Je déchausse pour l'approcher précautionneusement, gambergeant déjà sur la manière de le secourir. Cela fait seulement quatre heures que nous sommes partis de Casterino, pour une traversée du Mercantour à skis.

Nous avons quitté Paul et Anne qui tiennent l'auberge refuge " Marie Madeleine", par la piste confortable du vallon de Valmasque. Mais une heure plus tard, crampons, piolets, corde et baudriers bien au chaud au fond du sac, cette piste s'était transformée en piège: comblée par de la glace recouverte de neige, le tout en pente déversant vers le vallon qui grondait trente mètres en dessous…brrrr!

Tout en damant une plate forme à côté de Jean Jérôme , je réfléchis à la manière dont je vais repasser seul ce sale coin pour aller chercher du secours. Mais le blessé ne l'entend pas de cette oreille:

- bon, aide moi à réduire ma luxation. Il va falloir que je fasse gaffe pour la suite de la traversée !
- !!!!!!  
- tu vas tirer sur mon bras bien dans l'axe: c'est une récidive, ça doit faire la dixième luxation sur cette épaule.  
- !!!!!  
avec précaution, je saisis sa main et je tire: je n'ai aucune expérience de ce genre de manipulation, et j'ai peur de lui faire mal.
- plus fort! si tu n'y arrives pas, déchausse et met ton pied sous mon aisselle!
 

bon sang, c'est du coriace, faut vraiment tirer comme un âne, de toutes mes forces jusqu'au "clac" caractéristique. Luxation  réduite, mais nous sommes un peu secoués tous les deux.
-  il vaudra mieux que tu fasse la trace aujourd'hui, me dit le blessé.

- !!!!

Je parviens à la convaincre de raccourcir cette première étape pour l'achever au refuge de Valmasque, à une heure environ de notre position…en espérant que ce refuge,probablement fermé, possède un abri d'hiver.... sinon, faudra refaire le chemin de nuit, en sens inverse.

Mais le pire n'est jamais certain. Après un long contournement, nous découvrons le refuge sur un promontoire dominant le lac .
Comme prévu, il est vide et fermé . Fébrilement, nous en faisons le tour: il possède bien un abri d'hiver, avec un vieux poêle à bois, lits, couvertures: bref, le paradis!

Casse croûte au grand soleil de Février, adossés au tas de bois…
Nous considérons l'itinéraire du lendemain, puisque mon compagnon n'hésite pas une seconde: on continue!
Du refuge de Valmasque, en direction du refuge de Nice, deux itinéraires sont possibles: ou bien suivre la ligne des lacs en pente douce et franchir la baisse du Basto, ou bien gravir le déversoir du lac Gelé puis le pas de la Fous

Cette dernière solution étant la plus haute et la plus raide c'est tout naturellement celle ci que choisit l'accidenté….
Le reste de la soirée est occupé à faire fondre de la neige sur le vieux poêle récalcitrant, qui n'accepte de brûler que gavé de bûchettes guère plus grosses que des allumettes,  pour le souper et la journée du lendemain. l'eau obtenue gardera un fameux goût de cendres !

Lorsque les crêtes alentour rougeoient dans les dernières lueurs, le sentiment de solitude est intense: quel bonheur!

Le lendemain, lever de nuit noire pour attaquer le déversoir du lac Gelé "à la fraîche", dès que l'on y verra. Il fait grand beau, comme la météo l'a promis, et l'épaule de Jean Jérôme va à eu près, du moins c'est ce qu'il en dit…

La pente et la glace (qui ne nous lâchera guère durant cette semaine)  nous imposent le choix des armes: skis sur le dos, crampons aux pieds pour 300 mètres de dénivelée bien raides, mais bien plaisants, aux premiers rayons du soleil.

Quelques barres énergétiques dans la bourrasque poudrée qui balaye le lac Gelé, bien nommé, et nous gravissons le pas de la Fous, avec ses fanions en tissu, un vrai morceau de Tibet.

La descente, en pente douce, est recouverte d'une épaisse croûte de glace, cédant parfois sous notre poids…c'est du ski "sauve qui peut", où l'on tâte d'un pied soupçonneux la consistance avant chaque virage et  Jean Jérôme avec plus de méfiance encore, car il ne doit plus tomber.

Lorsque nous atteignons le refuge de Nice, il fait très chaud . Nous déjeunons sur un barrage, grillés par le soleil: grand déballage pour tout sécher!
Et luttant contre une furieuse envie de sieste au soleil, nous voilà repartis pour le pas du Mont Colomb, petit couloir de 500m de dénivelée, qui se rétrécit tellement vers le haut que les crampons s'imposent, malgré une neige gorgée d'eau.  
Un gros "parpaing" claque sur la paroi, puis ronfle en direction de Jean Jérôme : ambiance…

Nous basculons sur l'autre versant, vers le refuge de la Madone de Fenestre gardé, celui-ci, par une très  longue pente croûtée et glacée comme un miroir.

Au refuge, c'est presque la civilisation. quatre clients font un thé sur la terrasse, il y a l'électricité (solaire), l'eau …au jerrycan, puisée par Patrick, le sympathique gardien qui s'avère un fin cuisinier. séquence "récupération", il suffira de mettre les pieds sous la table.

L'étape du lendemain est la plus "cool" de la traversée: 700m de dénivelée pour rejoindre le refuge de Cougourde par le pas des Ladres.

Nous emportons un fagot de balises pour aider notre hôte au marquage de "La Sudagna" (comprenez: la suée, en niçois), course de ski alpinisme qui suivra cet itinéraire dans quelques jours.

Nous avons dix balises: arrivés à ce qui nous semble être 500m du pas des Ladres, nous commençons à piqueter tous les 50m…au bout de trois balises, il est évident que nous avons totalement sous estimé la distance, nous étions au moins à deux kilomètres!

Au pas des Ladres, un skieur seul, hilare, un peu rondouillard, jaillit de l'autre versant au pas de charge, en même temps que nous. "pas la forme, dit il, j'ai trop fait la fête hier soir, je redescends!" . Il jette un œil réjoui sur l'épaisseur de neige: "c'est le pied, hein, on va pouvoir skier jusqu'en Mai ou Juin !" Le temps d'arracher ses peaux, et le voilà sautant comme un chamois dans le couloir de descente….pas la forme?

Pour notre part, nous décidons de pousser jusqu'à la cime ouest de Fenestre, après avoir déposés nos 20kg de charge.

sans ce lest, le ski n'a plus rien à voir, nous grimpons comme des avions, et à la descente vers les sacs, la neige a beau être croûtée, les skis s'envolent dans les virages sautés.

De retour au col, nous remettons notre "bât" qui nous écrase dans les virages vers le lac de Trécoulpas. Nous tentons ensuite de garder de l'altitude coûte que coûte dans la traversée vers le refuge de Cougourde, pour le rejoindre directement: des traces montrent que d'autres nous ont précédés dans cette option. Et la traversée tourne vite à la galère, passant de rochers en branches et en pentes très raides, glacées et pierreuses…nous nous résignons finalement à perdre 100m d'altitude pour remonter ensuite.

Malgré son allure de baraque de chantier et sa peinture jaune écaillée, j'aime bien le refuge de Cougourde (enfin, dans ce récit, il s'agit de l'ancien refuge, remplacé en 2002 par la bâtisse actuelle). Sa grande salle est chaleureuse, et il fleure bon l'authentique. Ce refuge, c'est presque la maison: Barbara, sa gardienne, est une copine, et nous avons droit à un régime de faveur, mais chut! nos voisins louchent un peu sur  le contenu de nos assiettes… Une amie kiné rencontrée là par hasard nous offre une séance de stretching sur la terrasse du refuge, sous l'œil amusé des clients. Qu'il fait bon s'étirer au soleil !

Nous profitons encore de la fin de l'après midi pour nous entraîner à la recherche ARVA , et pour effectuer une réparation de fortune sur l'un de mes bâtons qui a perdu sa rondelle: un couvercle de bocal à cornichons et un peu de fil de fer feront l'affaire, et la réparation tiendra jusqu'à Isola 2000.

Ce soir, nous rentrons les points GPS de l'étape du lendemain avec plus de soin que d'habitude, histoire d'avoir une idée du chemin restant à parcourir: peu de dénivelée ( 1000 m ), mais une bien longue étape !

Nous sommes les premiers debout dans le refuge, et nous commençons notre descente alors que les autres clients émergent, ensommeillés et frissonnants.

le chemin est pourri, gelé, défoncé par les traces de pas, de skis et de raquettes. la charge de bourricots que nous transportons nous pétrifie les cuisses sur ce terrain. on finit quand même par arriver en bas, dur réveil pour les muscles...

Nous retrouvons le goudron au bout des pistes de ski de fond du Boréon, pour deux km sur la route du col de Salèse. Le temps est printanier, nous nous arrêtons pour adopter la "tenue d'été". Il fait doux, les mésanges picorent les bourgeons des mélèzes au soleil, nous savourons l'instant, pas pressés.

Après le col de Salèse commence la longue traversée à flanc vers Isola 2000. Depuis un pont de neige, nous tombons en arrêt devant une vasque idyllique, une eau émeraude dans un écrin de neige. C'est un lieu idéal pour déjeuner, mais comme le fait remarquer Jean Jérôme , il y a un risque…de baignade!

C'est une longue tradition entre nous que d'émailler nos sorties d'une baignade, quelle que soit la température de l'eau, de l'air, en VTT, en escalade, en 4x4. Le dernier bain est un coup mémorable: en Décembre, à la fin d'une rando à skis, alors que, vers 5h le soleil avait laissé la place à un petit givre qui crissait sur nos vestes, nous avions piqué une (courte) tête dans la Gordolasque.

à poil, mais en coques plastiques et au piolet, nous desecaladons le mur de neige de trois mètres qui cerne la vasque et …plouf! bon sang, c'est froid, vraiment, mais il fait si bon dehors que nous séchons au soleil. C'est ça, les alpes du Sud .

Ce n'est que bien après la fermeture des remontées mécaniques que nous atteignons le col Mercière et les pistes d'Isola 2000. Il y a dix heures que nous avons les skis aux pieds, la baignade mise à part.

 nous dévalons une piste…verte avec délectation, la première bonne neige que nous rencontrons. Je me marre en nous voyant soigner la position dans des grandes courbes impeccables, le style n'était pas le même dans la croûte infâme de ces derniers jours….

Jacques, un pote de Jean Jérôme  et  moniteur à la station nous héberge ce soir. il nous laisse son lit, nous prête sa salle de bain (la douche n'est pas un luxe, avec beaucoup de savon et de shampooing, malgré nos brèves ablutions d'aujourd'hui), nous fournit chaussures et chaussettes et nous emmène faire la tournée des bars. Moniteur et commerçant, il connaît tout le monde à la station. joyeuse soirée.

L'étape du Jeudi débute par une montée au col de la Lombarde... en télésiège: c'est le seul moyen mécanique que nous emprunterons, mais il nous offre 300m de dénivelée "dans un fauteuil" et nous permet de dormir un peu. Nous suivons la crête frontalière, au dessus de Sant'Anna di Vinadio, avec vue panoramique entièrement dégagée, puis nous plongeons vers l'Italie, dans une succession de pentes en bonne neige, pour une fois.

Après la baisse de Tessine, un sentier enneigé très amusant en montagnes russes serpente jusqu'au hameau de Caglieri, dont les vielles maisons nostalgiques et abandonnées  sont illuminées par les derniers rayons du soleil.   

San Bernolfo... le nom de ce hameau est pour moi chargé de souvenirs. j'ai passé les étés de mon enfance à arpenter dans la haute vallée de la Tinée, la crête qui domine cette vallée, et je me souviens des quelques lumières qui s'éclairaient le soir. il m'aura fallu attendre 30 ans pour voir ces quelques maisons, ce petit bout du monde de plus près...

nous montons vers San Bernolfo par les pistes de ski de fond, et nous croisons Nathalie, qui tient le gîte avec Pier'Angello, son mari. Elle descend en skidoo les 7 km de piste pour aller chercher sa fille qui revient de l'école…durant l'hiver, nos hôtes se déplacent en motoneige et en ratrack, notamment pour aller chercher leurs clients "restaurant". leur table est si renommée dans la vallée, que leurs clients n'hésitent pas à faire une demi heure de "gatto dei nevi" (chat des neiges, le nom italien du ratrack) pour venir manger chez eux, plus la redescente fort tard dans la nuit et le froid!

Logés dans une petite annexe chauffée, nous sommes invités à la table de nos hôtes et de leurs "amis-clients" pour une incroyable soirée piémontaise. Les douze convives (dont plusieurs, curieusement, ont épousé des françaises), ont apporté des spécialités à eux, charcuteries, vin local…. Les frites de "patates bleues" (vous connaissez? moi, je n'avais jamais entendu parler de ces pommes de terre réellement bleues à l'intérieur. spécialité de San Bernolfo, qui, il faut bien le dire, est un petit pays) accompagnent les beignets de lard pannés et frits (!!!). pas très diététique, tout ça, mais quelle convivialité!

Nous baragouinons, moitié français, un quart italien, un quart piémontais. Marco se fait un devoir de proposer à Jean Jérôme une dégustation exhaustive des vins locaux . aie aie aie...

Pour ma part, je reste à l'eau, car la journée de demain, ultime étape, risque d'être très rude: 1300m de dénivelée d'un seul trait jusqu'au pas du Corborant,  puis 2000m de descente sur saint Etienne de Tinée, dont une partie sans neige, et peut être sans sentier (le titanesque glissement de terrain de La Clapière a englouti le sentier "classique"), et tout ceci au chrono, le bus pour Nice part à 16h45….

Nous sommes bien vaseux lorsque sonne le réveil à 5h15, après 5h de sommeil. Notre hôtesse nous a préparé le petit dej', des sandwiches et même un petit mot d'encouragement. rien de superflu là dedans.

C'est le départ le plus matinal du raid, et je ne suis pas très sûr que cela suffira pour attraper le bus. m'enfin, il faut bien dormir un peu quand même.

Il faut aller chercher loin dans le vallon avant de traverser vers les lacs de Lausfer. lorsque nous y arrivons, la neige est déjà lourde et gorgée d'eau. Par endroits, les ruisseaux ont scié le manteau neigeux, il doit bien y avoir 4m d'épaisseur de neige.

On accède au pas du Corborant par un couloir qui se redresse sur la fin. malgré la neige pourrie, je préfère chausser les crampons et attaquer droit dans la pente. Jean Jérôme qui a opté pour la solution "skis", doit déchausser en position délicate: il ne risque pas grand chose, car le bas du couloir est "clair", mais la perspective d’une glissade de 300m à 40° n'a rien d'excitant, surtout qu'il faudrait tout remonter….

Hélas, c'est lui qui a la corde, et je rassemble tout ce que j'ai comme sangles, cordelettes, dégaines pour lui faire une main courante de fortune. Le petit vin blanc de la veille, mélangé au rouge et au rosé et au pousse-café a eu raison de sa forme physique, et la pente raide finale l'achève.

Il est déjà presque midi, il ne faut pas traîner. nous plongeons vers le lac de Rabuons par le "glacier du Corborant", magnifique combe raide. il fait toujours aussi beau, et chaud…même trop pour la neige .

La traversée du lac a un petit air de pôle nord, avec sa mini banquise crevassée sur les rives . Casse croûte express sur le bord du déversoir: 13h, pourvu que la neige descende bas!

Sous le lac de Rabuons,  les grandes avalanches sont purgées, laissant derrière elles une neige stable, mais travaillée. qu'importe, nous dévalons tous ça en vrac. vers le bas, nous galérons un peu à la recherche de langues de neige, puis nous optons pour la mauvaise rive du vallon: trop de branches, de pierres, il faut traverser.

La traversée du ruisseau est "limite", mais le temps presse. plouf, chacun de nous met un pied dans l'eau. Tiens…j’ai perdu ma montre dans les branches !

Plus de neige, mais nous retrouvons un bout de sentier; je sors le GPS pour vérifier l'altitude,  1750m! c'est pas vrai, il reste plus de 600m de dénivelée, plus 4km de goudron en …disons 1h30, c'est pas gagné, avec le barda sur le dos, et les skis en traviole qui s'embranchent sournoisement dans les sous bois.

Le sentier, têtu, tire à flanc sans descendre d'un mètre. Je suis le local de l'étape, ayant passé mon enfance sur ces chemins….il y a 25 ans, mais mes souvenirs sont bien vagues, et la carte ne nous est d'aucun secours: quasiment plus de chemin dessiné. plus guère de chemin au sol, non plus. celui de mon enfance n'est plus, englouti par le glissement de terrain de la Clapière

Par portable, Jean Jérôme essaie de joindre le chauffeur du bus pour éviter la remonter à pieds sur St Etienne, qui nous mettrait "hors course". nous trouvons une solution plus rapide, il faudra rejoindre l'embranchement de Douans, en aval,  où le chauffeur nous récupèrera.

Et ce damné sentier qui se divise encore: on choisit "au pif". Jean Jérôme marche douloureusement sur ses ampoules, mes pieds clapotent dans l'eau tiède récupérée dans le vallon, tout à l'heure .

D'un seul coup, le chemin se décide à perdre de l'altitude, il descend maintenant presque verticalement, en minuscules lacets raides.

Nous courrons presque, les skis accrochent les arbres: plus qu'une heure !

Enfin, nous arrivons au goudron de l'ancienne route de Saint Etienne, dévorée par le glissement de terrain à quelques centaines de mètre de là.

Il ne reste plus qu'à clopiner jusqu'à l'arrêt de bus, avec une demi heure d'avance: ouf!

Dans le bus bondé, honte sur nous: nous prenons conscience que nous puons comme des blaireaux….explications gênées et préventives avec nos jeunes voisines.

20h, Nice terminus…pour le bus, car pour nous la journée est loin d'être finie: il faut encore une demi heure de marche en ville, skis au dos pour rejoindre l'appartement de Jean Jérôme et sa douche, sous les regards amusés des passants, puis une bonne heure pour un décrassage intensif, puis remontée en voiture à Castérino où Anne et Paul nous attendent autour d'une tartiflette amicale: la boucle est bouclée, nous avons traversé le Mercantour à skis.

 

Dimanche: il neige, et il neigera toute la semaine !

 

charge: environ 17kg... sans les skis ni les chaussures,  davantage les premiers jours (nourriture). avec du matériel ultra léger, on peut gagner 3 à 5kg. on peut aussi enlever du matos de sécurité (corde, sangles, ...) mais clairement, ce n'est pas un sac de sortie à la journée.

GPS très utile, à moins de connaître les différents tronçons et d'avoir du beau temps!

crampons indispensables, cette fois là, ce sont presque les skis que l'on aurait pu laisser à la maison...   

retour : ski alpinisme

Dénivelées : (chargés à 20-22  kg dans les montées à pieds..)

Casterino - Valmasque :                        680m

Pas de la Fous - mt Colomb :                 1150

Fenestre - Cougourde                          550 +200

Boréon - Isola                                     919

Isola - San bernolfo                            700 (+remontées mécaniques)

San Bernolfo-Rabuons  - St Etienne      1300