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baisse de Baissette  
                                      
4 décembre 2010      
les photos L1C4 et L4C1 sont de Stéphane Marchaland  
       

25 janvier 2009

     

 

 

intéret:

jolie petite course sans difficulté (1200 m quand même) d'entrainement ou de réserve pour une sortie en mauvaises conditions (mauvaise visibilité, ou risques d'avalanche) car il est difficile de se perdre dans le vallon des Erps.

la montée de la vacherie des Erps au replat sous le caïre des Erps est très agréable. Dans cette combe paisible à la  pente modérée, le soleil matinal donne une lumière gaie dans une belle ambiance "montagne" grâce aux rochers fauves du Pélago et à la silhouette élancée du caïre des Erps. Le lieu est à l'abri du vent, avec une forêt clairsemée, et parfois une belle poudreuse accumulée.

seul regret, la forêt entre la voiture et la vacherie des Erps fait souvent penser à Verdun, avec pierres, racines, glace, troncs couchés... mais ce n'est pas long, et c'est vite oublié! cette portion se parcourt souvent à pieds, et les crampons sont parfois utiles.

le panorama depuis la baisse de Baissette (vue sur la mer quand même) en fait un lieu de casse croute agréable... lorsqu'il n'est pas venté. prévoyez un bon vêtement!

descente par le même itinéraire, éventuellement à pieds sur les derniers 150m.

la variante usuelle de descente est la boucle par le vallon de Sangué, PAR TRES BON ENNEIGEMENT seulement.
pour l'avoir suivi 4 fois, j'avoue que je suis réservé sur cet itinéraire qui exige un fort enneigement tassé dans le bas.
Le mythe de la descente du vallon en poudreuse est alléchant, mais la plupart du temps, la réalité est toute autre. Sangué est soufflé ou trafolé, le bas du vallon parsemé de gros blocs oblige en en sortir sur la gauche dans une forêt raide, et la descente par le chemin de Cougourde est fastidieuse, même si l'on suit la rive gauche assez haut. par mauvaises conditions, la descente à pieds sous la vacherie des Erps est bien plus courte que le retour par le fond du vallon de Cougourde.

attention par temps chaud et grosses épaisseurs de neige, le vallon de Sangué est dominé en rive droite par des pentes raides , qui prennent le soleil depuis le matin. il est difficile de se soustraire aux coulées éventuelles, prévoir l'horaire en conséquence.

 

 

technique:

dénivelée: 1150m environ

difficulté S2 sauf la forêt, le plus souvent à pieds, en aller-retour

pour la redescente par le vallon de Sangué: quelques passages de S3, brefs S4 suivant les conditions

matériel: couteaux comme toujours. des crampons sont parfois agréables sur le chemin dans la forêt
 

itinéraire:

passer devant le gite du Boréon, remonter le sentier direction vacherie des Erps, via les balises 371 et 377. forêt souvent malcommode.

de la vacherie (sympathique ruine proche du ruisseau), remonter le large vallon en pente douce jusque sous le caïre des Erps. vers 2080m, serrer le flanc gauche du vallon: une combe en pente douce permet d'éviter la montée plus abrupte sous le Caïre des Erps. ce passage est également plus sûr par neige instable, mais le passage à droite n'offre pas de grosse difficulté non plus.

remonter le long replat (neige souvent soufflée) jusqu'au fond du cirque, puis, vers 2350m, tirer franchement à droite pour découvrir une sorte de large rampe très commode qui se termine à la baisse de Baissette.

retour par le même itinéraire, ou:

basculer sur l'autre versant vers le vallon de Baissette puis de Sangué (c'est le même qui change de nom!), taillé en large half-pipe très amusant par bonne neige. la fin est souvent besogneuse par enneigement insuffisant.
par enneigement exceptionnel, suivre le vallon par son fond jusqu'à la jonction du vallon de Cougourde. si ce n'est pas le cas, vers 2200m environ, sortir sur la gauche du vallon pour éviter un encaissement rarement skiable (rampe plus ou moins horizontale), vers des pentes plus raides mais plus larges, et recouper le chemin de Cougourde. au pont de Peyrastrech, si l'enneigement est suffisant, quitter ce chemin pour suivre le pied de la montagne sur la gauche (une cinquantaine de mètres plus haut que le chemin). par enneigement insuffisant, cette partie est pénible. rejoindre les pistes de ski de fond, et les suivre jusqu'à la route.